Quand ça ne marche pas pour nous

Il existe un grand écart entre le monde de l’édition tel que les auteurs souhaiteraient qu’il soit, et le monde de l’édition tel qu’il existe en réalité. C’est un engrenage productif bien plus grand que nous, une machine qui avance avec ou sans nous, le plus souvent au détriment de nous voire SUR nous. J’en ai connu, des gens qui écrivaient et qui ont arrêté de le faire ; j’en connais, des gens qui écrivent encore mais en souffrent terriblement. Nous doutons toutes et tous. Je doute. Alors, quand ça ne marche pas pour nous, que faire ? Réflexions personnelles.

Conserver son intérêt pour ce qu’on crée

Écrire un roman de fiction prend du temps – du temps, de l’investissement personnel et de l’énergie. Il n’est pas étonnant que la plupart des gens qui s’engagent dans ce type de projet abandonnent en cours de route. La difficulté technique de l’exercice est parfois en cause, car il demande une compétence que l’on ne possède pas toujours… mais le plus souvent, la première raison de l’abandon est une chute de la motivation : l’auteur avait ENVIE d’écrire ce livre, et puis, un beau matin, il se rend compte que celle-ci s’est évaporée. Disparue. Comment conserver son intérêt pour ce qu’on crée ? Réflexions.

Motivations des personnages

Certains d’entre nous, dans la vraie vie, avancent dans l’existence en se fixant régulièrement des buts clairs et des directions précises. Néanmoins, ce n’est pas le cas de tout le monde (peut-être même pas de la majorité). Nous poursuivons ponctuellement des objectifs, évidemment – plus ou moins importants –, mais nous ne sommes pas forcément obnubilés par une motivation qui serait pour nous capitale. Cela ne fait pas de nous des gens inintéressants, mais vivre son quotidien au jour le jour sans une importante motivation en tête, ce n’est pas forcément l’idéal pour faire un bon personnage de fiction. Réflexions.