Depuis le mois d'avril dernier, vous êtes nombreux à avoir découvert Vitaux, le premier tome de La Dernière Transhumance. Avec les éditions Mnémos, nous avions promis que les lecteurs n'auraient pas à attendre pour découvrir la suite et fin de cette duologie de fantasy nordique, et nous avons tenu parole. Voraces, second tome de La Dernière Transhumance, sort aujourd'hui en librairie.
Auteur : Stéphane ARNIER
Protagoniste rongé par la culpabilité
Puisqu’il paraît que nos lecteurs n’apprécient pas les héros trop parfaits (mais est-ce bien la vérité ?), nous aimons souvent faire en sorte que notre protagoniste commette quelques mauvaises actions… et subisse en retour ce sentiment très intéressant qu’est la culpabilité. Hélas, ce n’est pas si facile à réussir : quelque chose de trop grave, et les lecteurs risquent de détester le personnage ; quelque chose de trop bénin, et la culpabilité qu’on mettra en scène paraîtra forcée, et rapidement insupportable. Comme on dit toujours, « c’est un équilibre à trouver ». Voyons quels genres de poids nous pouvons placer de part et d'autre de la balance.
La notion de rythme
Nous parlons souvent de rythme en littérature, mais la notion n’est pas toujours simple à saisir, en particulier parce qu’elle se décline à tous les niveaux du texte – à l’échelle d’un livre entier, d’un chapitre ou même d’un paragraphe. Pour simplifier, disons qu’il s’agit de la quantité de texte utilisée pour couvrir les événements d’un récit. Beaucoup de choses en peu de mots ? Tout semble aller vite. Peu de choses en beaucoup de mots ? Tout semble au ralenti. Et quelle que soit la vitesse, la monotonie provoque l’ennui. Réflexions.
Améliorer la cohésion de son histoire
Sur ce blog et ailleurs, de nombreux articles étudient le fait de créer des univers, des personnages, des lignes d’intrigue. Mais ces sujets ne sont pas des ilots indépendants : ils fonctionnent bien mieux s’ils sont conçus ensemble, en relation les uns avec les autres. Quand ce n’est pas le cas, ils entrent en concurrence, parce qu’ils exigent chacun du lecteur une part d’attention différente. Comment faire pour obtenir un récit dont les éléments ne se gênent pas les uns les autres, voire même s’aident et se renforcent entre eux ? Réflexions.
Adapter l’instant pivot au personnage
Dans un récit, un « instant pivot » est un moment très court qui fait basculer l’histoire – il y en a généralement un lors du climax, mais il peut y en avoir à d’autres moments clefs. Il existe plusieurs types classiques de pivots, mais c’est quelque chose qui est si important pour la satisfaction du lecteur que ça vaut le coup de creuser le détail de ce qu’on peut faire… et en particulier d’adapter quel type de pivot on choisit en fonction du personnage.