Choisir et maîtriser sa narration (mise à jour)

En 2016, j'ai publié une série d'articles intitulés Choisir sa narration. Depuis, ces articles ont été incroyablement partagés sur les réseaux et les forums (merci !). Néanmoins, ces articles commençaient à dater un peu. En cette fin d'année 2022, je me suis donc lancé dans une mise à jour "de rafraîchissement" de cette série, y apportant j’espère plus de précisions, de clarté et d’exemples. Pourquoi je trouve ce sujet aussi passionnant et important ? Quelles sont les ressources que je te propose à ce sujet ? Viens, on en parle.

Créer une fin ambiguë

La fin d’une histoire est particulièrement importante puisqu’il s’agit du goût qui va rester dans la bouche du lecteur lorsqu’il aura refermé le livre. Plus une fin est satisfaisante, mieux c’est. Généralement, écrire une fin satisfaisante passe par le fait de répondre à tous les fils d’intrigue du récit de façon claire. Mais parfois, cela signifie poser une question… et la laisser en suspens sans y répondre, laissant à charge du lecteur de faire sa propre interprétation.  Ce type de fin est difficile à mettre en œuvre, et donc risquée : laisser le lecteur sur une interrogation profonde, c’est marquant ; l’abandonner en pleine confusion, c’est la frustration et l’insatisfaction assurées. Viens, on en parle.

[Cas pratique] Narration vs mystère : le cas The Hunger of the Gods

Les auteurs sont obnubilés par l’idée de créer du mystère. « Surprend le lecteur en permanence ! » leur assène-t-on sur les blogs d’écriture. En conséquence, ils cherchent le twist à chaque chapitre… quitte à devoir tricher un peu. Hélas, le mystère, ça ne fait pas toujours bon ménage avec l’immersion, et quand il faut choisir entre les deux, même des auteurs aussi brillants que John Gwynne font le mauvais choix : voyons un exemple typique issu du deuxième tome de The Bloodsworn Saga, The Hunger of the Gods. Cela t’aidera peut-être à y voir plus clair.

Créer un personnage à visée comique

Parmi toutes les armes des auteurs, l’humour n’est pas la plus simple à manier. Et parmi tous les personnages que l’on peut mettre en scène, ceux spécifiquement conçus pour être drôles sont parfois des lames à double-tranchants. Un personnage amusant, c’est super cool… à condition qu’il ne devienne pas agaçant ou lourdingue. Quelles sont tes options ? À quoi devrais-tu prendre garde ? Viens, on en parle.

[CAS PRATIQUE] Les règles de la magie : le cas Sandman

Dans les histoires fantastiques ou de fantasy, la magie a souvent un rôle central. L’auteur doit-il définir précisément les règles de cette magie et les fournir au lecteur ? Dans certains cas oui, dans d’autres non, comme nous l’explique le brillant auteur Brandon Sanderson dans l’un de ses essais. La série Sandman est l’un de ces cas où la magie n’a pas de règle précise et où ça ne pose aucun problème… ou presque. Comparons certains passages afin de t’aider à mieux gérer ce sujet dans tes histoires.