Par le biais des réseaux sociaux, quelqu’un m’a directement demandé de parler du fonctionnement des chapitres. Il se trouve que c’est un sujet qui revient beaucoup chez les personnes qui écrivent, mais… hélas, les questions les plus fréquentes au sujet des chapitres sont généralement les moins utiles. En particulier, beaucoup d'auteurs semblent complètement obnubilés par la taille que font leurs chapitres, ce qui est un peu étrange. Pourtant, il existe bien des choses à dire au sujet des chapitres, alors cet article leur est aujourd’hui dédié.
Étiquette : omniscient
Le problème à utiliser le point de vue de l’antagoniste
Dans les romans, nous sommes habitués à suivre un ou plusieurs protagonistes, parfois de façon très intériorisée. C’est une convention de lecture, qui est de vivre l’histoire aux côtés du ou des « héros ». Néanmoins, certaines histoires utilisent à l’occasion d’autres points de vue, et en particulier ceux d’autres personnages importants du récit… à savoir le ou les antagonistes. Hélas, écrire en utilisant le point de vue de l’antagoniste peut faire plus de mal que de bien à une histoire. Réflexions
Narration à la première personne : changer le temps change aussi la perspective
Quand on fait le choix d’une narration pour écrire un texte, on fait en réalité un choix multiple : on choisit la focalisation du texte (interne au personnage ou externe), le pronom qu’on va utiliser pour notre protagoniste (le plus souvent première ou troisième personne), et on choisit le temps du récit (le plus souvent passé ou présent). Mais tout cela est lié, imbriqué. C’est une erreur de penser qu’on peut changer l’un de ces paramètres sans que cela influe sur les autres et sur la perspective générale du texte. Réflexions pour prises de conscience.
Premier chapitre : trois axes pour ne pas perdre le lecteur
Les débuts sont toujours des moments compliqués, peut-être plus encore en littératures de l’imaginaire que dans d'autres genres. Non seulement les lecteurs découvrent des personnages et des situations, mais en plus ils appréhendent des mondes nouveaux et des concepts parfois étranges. C’est déjà un effort. De plus, les auteurs ont souvent l’une de ces deux mauvaises habitudes : soit ils aiment raconter d’entrée de jeu toute la biographie détaillée de leur monde, soit au contraire ils aiment faire des mystères et des cachotteries. Si on ajoute à ça quelques éventuelles maladresses rédactionnelles, il existe de nombreuses façons de perdre le lecteur dès les premières lignes de son livre. Comment NE PAS perdre les lecteurs dès le début de son roman ? Réflexions en trois axes.
Montrer et raconter : un sens qui varie selon le contexte
Le célèbre adage du « show, don’t tell » (montrer plutôt que raconter) est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et j’y ai déjà consacré de nombreux articles sur ce blog. Néanmoins, j’ai réalisé quelque chose récemment en écoutant d’autres auteurs en parler, et – sans vouloir me prendre pour un théoricien de la narration –, je fais une hypothèse toute personnelle qui a le mérite de clarifier certaines choses autour de ce sujet : montrer plutôt que raconter, ça ne veut pas dire tout à fait la même chose selon qu’on parle de dramaturgie ou de narration, càd selon qu’on parle de l’histoire ou du texte. Explications.