On entend souvent dire qu'un récit « a besoin de conflits ». Néanmoins, ce terme est un peu réducteur et induit certains auteurs novices en erreur, les incitant à caser de la baston partout. Il arrive alors qu’on essaie de justifier l’adage en étendant drastiquement ce que peut recouvrir ce terme de « conflit », jusqu’à ce qu’il englobe un peu tout et n’importe quoi, ce qui ne rend pas vraiment la chose plus facile à appréhender. En réalité, les conflits ne sont qu'une façon de générer de la tension, la tension étant l’un des quatre piliers d’engagement du lecteur (le fameux ANTS). Mais ce n’est pas le seul.
Auteur : Stéphane ARNIER
Utiliser un personnage POV – Les bases
Quand on parle narration, il arrive parfois que le texte adopte le point de vue (POV) d’un personnage. Cette pratique est particulièrement importante et son impact sur la façon d’écrire pas toujours bien compris. Qu’est-ce que signifie « adopter le POV d’un personnage » ? Quelles sont les conséquences concrètes sur la narration ? Comment choisir le personnage POV de son récit ? Réflexions sur ces questions et quelques autres.
Quatre facteurs d’engagement autres que ANTS
Les facteurs d’engagement sont les éléments qui agrippent le lecteur et l’intéressent à une histoire. Il ne s’agit pas des moyens qu’un auteur utilise (comme le worldbuilding, les personnages ou l’intrigue) mais les effets qu’il cherche à obtenir. J’avais déjà présenté un article sur les quatre principaux facteurs d’engagement que sont Attachement, Nouveauté, Tension et Satisfaction… mais il en existe d’autres, moins universels mais intéressants à considérer néanmoins. Réflexions.
Quand ça ne marche pas pour nous
Il existe un grand écart entre le monde de l’édition tel que les auteurs souhaiteraient qu’il soit, et le monde de l’édition tel qu’il existe en réalité. C’est un engrenage productif bien plus grand que nous, une machine qui avance avec ou sans nous, le plus souvent au détriment de nous voire SUR nous. J’en ai connu, des gens qui écrivaient et qui ont arrêté de le faire ; j’en connais, des gens qui écrivent encore mais en souffrent terriblement. Nous doutons toutes et tous. Je doute. Alors, quand ça ne marche pas pour nous, que faire ? Réflexions personnelles.
Rendre ses personnages attachants
Ce blog contient déjà bien des articles sur les personnages, dont un qui s'intitule "Faire aimer ses personnages". Néanmoins, l'attachement est un autre sujet. La notion même de "personnages qu'on aime" est compliquée à traiter, pour des raisons de vocabulaire, parce que les gens n'entendent pas tous la même chose derrière l'idée d'aimer un personnage. Pourtant, pour le dramaturge, il me semble que la question relève d'une grande importance. Faire aimer ses personnages des lecteurs est une chose ; rendre les personnages attachants n'est qu'un moyen parmi d'autres d'y parvenir. C'est néanmoins un moyen important. Réflexions.