Il m'arrive de plus en plus souvent de recevoir des questions de lecteurs du blog, et ça fait plaisir. Et comme les questions des uns peuvent faire échos aux interrogations des autres, pourquoi ne pas répondre "en public" et en faire des articles ? Aujourd'hui, la question que l'on me pose concerne l'évolution du personnage. On dit souvent qu'il est important pour un protagoniste qu'il évolue, qu'il ne soit pas le même à la fin qu'au début. Plus facile à dire qu'à faire. Voyons comment ça peut s'appliquer à un cas très concret.
Auteur : Stéphane ARNIER
Faire passer les émotions et les sentiments
Tous les lecteurs ne tirent pas le même plaisir d’un roman, mais ressentir quelque chose – des émotions, des sentiments – est l’une de leurs attentes récurrentes. Pour l’auteur, savoir communiquer celles des personnages est donc quelque chose d’important, qu’il est possible de faire de plusieurs façons… mais c'est souvent plus difficile qu’il n’y paraît. Et est-ce que ce n'est qu'un problème de narration ? Pas si sûr.
Récit choral
L'utilisation de points de vue multiples dans un roman est un outil qui peut se révéler d’une grande puissance… quand on l’utilise pour les bonnes raisons et dans les bonnes situations. Hélas, à cause du mauvais exemple des séries TV ou de quelques sagas littéraires à grand succès, l'outil est souvent mal compris et il est donc souvent mal utilisé. Quelle est la plus grande force d'un récit dit "choral" ? Quels sont ses problématiques ? Réflexions.
Développer des personnages de fiction : ce qui n’aide pas
Créer un « bon » personnage de fiction, ça reste toujours un sujet compliqué à traiter, parce que les termes sont abstraits. On parle de créer des personnages « forts », ou des personnages « multidimensionnels », qui ne soient pas « plats », mais tout cela veut un peu tout et rien dire. Ces dernières années, certains ont pris l'habitude de parler d'attachement, ce qui est déjà un progrès, mais ne fait pas tout. Alors, qu’est-ce qui pourrait bien nous aider à développer nos personnages de fiction ? Et surtout, qu’a-t-on tendance à faire, mais qui n’aide pas trop ? Réflexions.
Structurer son histoire
C'est la poule aux œufs d’or des manuels d’écriture anglo-saxons : les structures narratives sont présentées comme des guides à suivre pas à pas, censés assurer les auteurs d’écrire des best-sellers à succès. Assemblez les étapes du récit une à une, et vous aurez forcément une bonne histoire ! C’est la promesse. Mais cette promesse sous-entend que toutes les bonnes histoires ont la même structure – un argument récurrent que beaucoup soutiennent comme un effet d’annonce, mais qui est factuellement faux. Alors, qu’est-ce que cela signifie de « structurer son histoire » ? Devrait-on suivre les structures qu’on nous vend ? Et si non, comment s’y prendre ? Réflexions.