Tuer nos personnages : avantages et inconvénients

Le sujet est fréquemment l’objet de plaisanteries dans les communautés d’écriture : certains auteurs sont très fiers de dire à qui veut l’entendre qu’ils tuent régulièrement les personnages de leurs livres. Pourtant, dans la littérature, ce n’est pas si fréquent de voir mourir des personnages importants d’une histoire. La raison est que l’exercice comporte plus de mauvais côtés que de bons, et plus de difficultés et risques qu’il n’y paraît. Doit-on tuer nos personnages ? Et si oui, comment ? Réflexions.

Faire échouer les personnages de façon satisfaisante

D’ordinaire, les histoires sont bien rodées : notre protagoniste a un objectif, il fait face à des obstacles, et – après bien des efforts et des péripéties –, il finit par vaincre l’adversité et gagner à la fin. D’ordinaire. Et si ce n’est pas le cas ? En théorie, un climax peut se conclure dans un sens ou dans l’autre, n’est-ce pas ? Bien que l’échec soit souvent réservé à l’antagoniste, le protagoniste aussi peut perdre… mais avec le risque que le lecteur en soit outré. Comment mettre ça en place ? Eh bien, c’est grosso modo affaire de karma.

Rendre ses personnages attachants

Ce blog contient déjà bien des articles sur les personnages, dont un qui s'intitule "Faire aimer ses personnages". Néanmoins, l'attachement est un autre sujet. La notion même de "personnages qu'on aime" est compliquée à traiter, pour des raisons de vocabulaire, parce que les gens n'entendent pas tous la même chose derrière l'idée d'aimer un personnage. Pourtant, pour le dramaturge, il me semble que la question relève d'une grande importance. Faire aimer ses personnages des lecteurs est une chose ; rendre les personnages attachants n'est qu'un moyen parmi d'autres d'y parvenir. C'est néanmoins un moyen important. Réflexions.

Développer des personnages de fiction : ce qui n’aide pas

Créer un « bon » personnage de fiction, ça reste toujours un sujet compliqué à traiter, parce que les termes sont abstraits. On parle de créer des personnages « forts », ou des personnages « multidimensionnels », qui ne soient pas « plats », mais tout cela veut un peu tout et rien dire. Ces dernières années, certains ont pris l'habitude de parler d'attachement, ce qui est déjà un progrès, mais ne fait pas tout. Alors, qu’est-ce qui pourrait bien nous aider à développer nos personnages de fiction ? Et surtout, qu’a-t-on tendance à faire, mais qui n’aide pas trop ? Réflexions.

Motivations des personnages

Certains d’entre nous, dans la vraie vie, avancent dans l’existence en se fixant régulièrement des buts clairs et des directions précises. Néanmoins, ce n’est pas le cas de tout le monde (peut-être même pas de la majorité). Nous poursuivons ponctuellement des objectifs, évidemment – plus ou moins importants –, mais nous ne sommes pas forcément obnubilés par une motivation qui serait pour nous capitale. Cela ne fait pas de nous des gens inintéressants, mais vivre son quotidien au jour le jour sans une importante motivation en tête, ce n’est pas forcément l’idéal pour faire un bon personnage de fiction. Réflexions.