Puisqu’il paraît que nos lecteurs n’apprécient pas les héros trop parfaits (mais est-ce bien la vérité ?), nous aimons souvent faire en sorte que notre protagoniste commette quelques mauvaises actions… et subisse en retour ce sentiment très intéressant qu’est la culpabilité. Hélas, ce n’est pas si facile à réussir : quelque chose de trop grave, et les lecteurs risquent de détester le personnage ; quelque chose de trop bénin, et la culpabilité qu’on mettra en scène paraîtra forcée, et rapidement insupportable. Comme on dit toujours, « c’est un équilibre à trouver ». Voyons quels genres de poids nous pouvons placer de part et d'autre de la balance.
Étiquette : risque
Tuer nos personnages : avantages et inconvénients
Le sujet est fréquemment l’objet de plaisanteries dans les communautés d’écriture : certains auteurs sont très fiers de dire à qui veut l’entendre qu’ils tuent régulièrement les personnages de leurs livres. Pourtant, dans la littérature, ce n’est pas si fréquent de voir mourir des personnages importants d’une histoire. La raison est que l’exercice comporte plus de mauvais côtés que de bons, et plus de difficultés et risques qu’il n’y paraît. Doit-on tuer nos personnages ? Et si oui, comment ? Réflexions.
Quatre problèmes liés à la motivation et aux enjeux
Beaucoup de critiques de récits pointent du doigt des incohérences concernant les actions du protagoniste : ce que ce dernier fait (ou ne fait pas) face à un danger apparaît parfois comme illogique, agaçant ou ennuyeux. Dans la plupart de ces cas, le problème vient d’une mauvaise conjonction entre ce que le personnage veut (motivations) et les enjeux du récit (ce qu’il se passe s’il ne fait rien ou échoue). Quels sont les types de situations problématiques qu'on rencontre le plus souvent en dramaturgie et comment les corriger ? Voici quelques exemples et options.
Cinq façons de gâcher notre tension narrative
La tension narrative est l’un des piliers permettant de conserver l’attention du lecteur, et ce blog contient plusieurs articles qui exposent des façons de générer cette tension. Néanmoins, en plus du fait de ne pas réussir à générer cette tension, nous autres auteurs sommes confrontés à un risque supplémentaire : celui de gâcher complètement l’effet de notre tension. Et hélas, nous pouvons le faire de bien des manières, à cause de problèmes de dramaturgie ou de narration. Passage en revue.
Cinq façons de générer de la tension narrative
On entend souvent dire qu'un récit « a besoin de conflits ». Néanmoins, ce terme est un peu réducteur et induit certains auteurs novices en erreur, les incitant à caser de la baston partout. Il arrive alors qu’on essaie de justifier l’adage en étendant drastiquement ce que peut recouvrir ce terme de « conflit », jusqu’à ce qu’il englobe un peu tout et n’importe quoi, ce qui ne rend pas vraiment la chose plus facile à appréhender. En réalité, les conflits ne sont qu'une façon de générer de la tension, la tension étant l’un des quatre piliers d’engagement du lecteur (le fameux ANTS). Mais ce n’est pas le seul.