Les lecteurs adorent être surpris, paraît-il. Leur curiosité serait même, d’après certains, l’élément principal qui les incite à tourner les pages. C’est ainsi que le mystère est devenu avec le temps un composant majeur de nos histoires. Pourtant, le postulat de départ est-il correct ? Le mystère est-il bien cet ingrédient magique qui garantit l’adhésion des lecteurs ? Ou bien est-ce un truc auquel les auteurs eux-mêmes sont accros, et dont l’abus nuit peu à peu à l’efficacité de leurs histoires ? Réflexions.
Auteur : Stéphane ARNIER
5 conseils d’écriture qui ont perdu leur contexte
Certains conseils d’écriture connaissent le cycle de vie suivant : comme ils sont pertinents, ils sont propagés et répétés un peu partout ; ils sont progressivement simplifiés, déformés et sortis de leur contexte de départ ; certaines personnes commencent alors à les critiquer et les moquer, les jugeant idiots. Et au bout du compte, celles et ceux qui voient passer ces conseils ne savent plus du tout ce qu’ils doivent en penser. Voici une sélection de conseils si récurrents qu’ils en sont quasiment devenus clichés, mais que plus personne ne comprend vraiment, car ils ont perdu de leur contexte avec le temps.
Quand l’écriture exauce les souhaits
Le titre de cet article est un peu romantique et son sujet un peu étrange, et pourtant il s’agit d’un élément omniprésent en fiction : l’auteur écrit certaines choses parce qu’elles reflètent certains de ses désirs ; le lecteur aime certaines choses parce qu’elles reflètent certains de ses désirs. Si ces affirmations semblent enfoncer des portes ouvertes, une grande partie du phénomène est pourtant assez largement inconscient, aussi bien chez le lecteur que chez l’auteur. Réflexions.
Créer un duo de protagonistes
Beaucoup d’histoires figurent un unique protagoniste majeur, même si plusieurs alliés le rejoignent et l’aident pendant sa quête. Parfois, le récit est choral, avec de multiples protagonistes importants qui disposent chacun de leur propre arc narratif. Mais ce n’est pas ce dont il est question ici : comment créer une histoire ayant comme protagoniste une paire de personnages ? Comment faire pour que ce soit ce duo qui semble être le héros, sans qu’un des personnages joue le faire-valoir de l’autre ? Réflexions.
Le problème à utiliser le point de vue de l’antagoniste
Dans les romans, nous sommes habitués à suivre un ou plusieurs protagonistes, parfois de façon très intériorisée. C’est une convention de lecture, qui est de vivre l’histoire aux côtés du ou des « héros ». Néanmoins, certaines histoires utilisent à l’occasion d’autres points de vue, et en particulier ceux d’autres personnages importants du récit… à savoir le ou les antagonistes. Hélas, écrire en utilisant le point de vue de l’antagoniste peut faire plus de mal que de bien à une histoire. Réflexions