Rendre ses personnages attachants

Ce blog contient déjà bien des articles sur les personnages, dont un qui s'intitule "Faire aimer ses personnages". Néanmoins, l'attachement est un autre sujet. La notion même de "personnages qu'on aime" est compliquée à traiter, pour des raisons de vocabulaire, parce que les gens n'entendent pas tous la même chose derrière l'idée d'aimer un personnage. Pourtant, pour le dramaturge, il me semble que la question relève d'une grande importance. Faire aimer ses personnages des lecteurs est une chose ; rendre les personnages attachants n'est qu'un moyen parmi d'autres d'y parvenir. C'est néanmoins un moyen important. Réflexions.

[Question de lecteur] Évolution du personnage

Il m'arrive de plus en plus souvent de recevoir des questions de lecteurs du blog, et ça fait plaisir. Et comme les questions des uns peuvent faire échos aux interrogations des autres, pourquoi ne pas répondre "en public" et en faire des articles ? Aujourd'hui, la question que l'on me pose concerne l'évolution du personnage. On dit souvent qu'il est important pour un protagoniste qu'il évolue, qu'il ne soit pas le même à la fin qu'au début. Plus facile à dire qu'à faire. Voyons comment ça peut s'appliquer à un cas très concret.

Développer des personnages de fiction : ce qui n’aide pas

Créer un « bon » personnage de fiction, ça reste toujours un sujet compliqué à traiter, parce que les termes sont abstraits. On parle de créer des personnages « forts », ou des personnages « multidimensionnels », qui ne soient pas « plats », mais tout cela veut un peu tout et rien dire. Ces dernières années, certains ont pris l'habitude de parler d'attachement, ce qui est déjà un progrès, mais ne fait pas tout. Alors, qu’est-ce qui pourrait bien nous aider à développer nos personnages de fiction ? Et surtout, qu’a-t-on tendance à faire, mais qui n’aide pas trop ? Réflexions.

Conserver son intérêt pour ce qu’on crée

Écrire un roman de fiction prend du temps – du temps, de l’investissement personnel et de l’énergie. Il n’est pas étonnant que la plupart des gens qui s’engagent dans ce type de projet abandonnent en cours de route. La difficulté technique de l’exercice est parfois en cause, car il demande une compétence que l’on ne possède pas toujours… mais le plus souvent, la première raison de l’abandon est une chute de la motivation : l’auteur avait ENVIE d’écrire ce livre, et puis, un beau matin, il se rend compte que celle-ci s’est évaporée. Disparue. Comment conserver son intérêt pour ce qu’on crée ? Réflexions.

Motivations des personnages

Certains d’entre nous, dans la vraie vie, avancent dans l’existence en se fixant régulièrement des buts clairs et des directions précises. Néanmoins, ce n’est pas le cas de tout le monde (peut-être même pas de la majorité). Nous poursuivons ponctuellement des objectifs, évidemment – plus ou moins importants –, mais nous ne sommes pas forcément obnubilés par une motivation qui serait pour nous capitale. Cela ne fait pas de nous des gens inintéressants, mais vivre son quotidien au jour le jour sans une importante motivation en tête, ce n’est pas forcément l’idéal pour faire un bon personnage de fiction. Réflexions.