Cinq façons de générer de la tension narrative

On entend souvent dire qu'un récit « a besoin de conflits ». Néanmoins, ce terme est un peu réducteur et induit certains auteurs novices en erreur, les incitant à caser de la baston partout. Il arrive alors qu’on essaie de justifier l’adage en étendant drastiquement ce que peut recouvrir ce terme de « conflit », jusqu’à ce qu’il englobe un peu tout et n’importe quoi, ce qui ne rend pas vraiment la chose plus facile à appréhender. En réalité, les conflits ne sont qu'une façon de générer de la tension, la tension étant l’un des quatre piliers d’engagement du lecteur (le fameux ANTS). Mais ce n’est pas le seul.

Quatre facteurs d’engagement autres que ANTS

Les facteurs d’engagement sont les éléments qui agrippent le lecteur et l’intéressent à une histoire. Il ne s’agit pas des moyens qu’un auteur utilise (comme le worldbuilding, les personnages ou l’intrigue) mais les effets qu’il cherche à obtenir. J’avais déjà présenté un article sur les quatre principaux facteurs d’engagement que sont Attachement, Nouveauté, Tension et Satisfaction… mais il en existe d’autres, moins universels mais intéressants à considérer néanmoins. Réflexions.

Rendre ses personnages attachants

Ce blog contient déjà bien des articles sur les personnages, dont un qui s'intitule "Faire aimer ses personnages". Néanmoins, l'attachement est un autre sujet. La notion même de "personnages qu'on aime" est compliquée à traiter, pour des raisons de vocabulaire, parce que les gens n'entendent pas tous la même chose derrière l'idée d'aimer un personnage. Pourtant, pour le dramaturge, il me semble que la question relève d'une grande importance. Faire aimer ses personnages des lecteurs est une chose ; rendre les personnages attachants n'est qu'un moyen parmi d'autres d'y parvenir. C'est néanmoins un moyen important. Réflexions.

[Question de lecteur] Évolution du personnage

Il m'arrive de plus en plus souvent de recevoir des questions de lecteurs du blog, et ça fait plaisir. Et comme les questions des uns peuvent faire échos aux interrogations des autres, pourquoi ne pas répondre "en public" et en faire des articles ? Aujourd'hui, la question que l'on me pose concerne l'évolution du personnage. On dit souvent qu'il est important pour un protagoniste qu'il évolue, qu'il ne soit pas le même à la fin qu'au début. Plus facile à dire qu'à faire. Voyons comment ça peut s'appliquer à un cas très concret.

Développer des personnages de fiction : ce qui n’aide pas

Créer un « bon » personnage de fiction, ça reste toujours un sujet compliqué à traiter, parce que les termes sont abstraits. On parle de créer des personnages « forts », ou des personnages « multidimensionnels », qui ne soient pas « plats », mais tout cela veut un peu tout et rien dire. Ces dernières années, certains ont pris l'habitude de parler d'attachement, ce qui est déjà un progrès, mais ne fait pas tout. Alors, qu’est-ce qui pourrait bien nous aider à développer nos personnages de fiction ? Et surtout, qu’a-t-on tendance à faire, mais qui n’aide pas trop ? Réflexions.