Focus : les pronoms relatifs

« Qui, que, quoi, dont, où ?
— …
— Non mais voilà, je les ai tous casés, comme ça on est tranquilles. »


[Que sont les articles « focus » ? C’est expliqué ICI]

Ah, les pronoms relatifs ! Qu’ils fourmillent dans nos récits, et pourtant, quelle dureté à l’oreille ! Ces « que » et ces « qui » brisent toute la musicalité d’une phrase, toute la fluidité de la diction. Flaubert les appelait d’ailleurs « les écueils de la langue française », comme s’il fallait naviguer sur la mer de mots en prenant bien soin de les éviter — dans ses écrits, il les traquait sans répit.

C’est parfois un peu casse-tête de trouver une alternative, mais le plus souvent on s’en félicite. Reconnaître leur sonorité brusque et chercher à s’en passer est une bonne habitude à prendre afin de fluidifier et alléger son texte.

Statistique :
Le taux de pronoms relatifs est le ratio du nombre de pronoms relatifs sur le nombre total de mots.
— Entre 1,5 et 2 %, il semble qu’on soit dans une moyenne raisonnable…
— … mais Flaubert, notre chasseur de pronoms relatifs, est à 1,22 % dans Salammbô, ce qui représente une fourchette basse.
— Si ton taux dépasse les 2 %, il semble que tu te situes dans une fourchette vraiment haute : il serait peut-être pertinent de te pencher sur la question.

La seule bonne raison de laisser vivre un « qui » ou un « que » dans son texte, c’est lorsqu’on ne trouve pas moyen de s’en passer sans recourir à une phrase compliquée ou alambiquée… ou si on souhaite volontairement jouer sur les sons (par exemple avec une allitération). À part cela, supprimer un pronom relatif d’un énoncé, c’est retirer une caillasse du lit de la rivière de mots.

M’enfin, ce n’est « que » mon avis.



« Qu’est-ce que tu crois qu’ils vont faire ?

— …
— Quoi ? »

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(6 commentaires)

  1. Bonjour déjà un grand merci pour ces articles, je travaille dans le cinéma et écrit un roman, votre blog m’a éviter pleins de problèmes en amont. J’aurai une question. Les dont et les où sont-ils à limiter également selon vous?

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour ! Ce sont des pronoms relatifs eux aussi, donc ils sont – non pas à limiter – mais à surveiller. En littérature, tout a sa place, il faut juste éviter les abus non voulus. Tant que votre taux de pronoms relatifs reste sous les 2%, c’est a priori que vous n’en abusez pas. Si ce taux explose, à vous de voir lesquels vous utilisez trop. Vous n’aurez plus qu’à perdre ce tic d’écriture. 😉

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