Le sujet de cet article de dramaturgie m’est inspiré d’un conseil d’écriture très présent sur les réseaux, qui est de toujours créer les obstacles les plus difficiles possibles pour les personnages. Ce conseil suggère que ce serait une bonne façon de faire pour l’auteur que de se poser sans cesse la question : « Et maintenant, quel est le pire qui puisse arriver ? ». Pourquoi donne-t-on ce conseil et quel est son intérêt ? Quel est néanmoins le gros problème qu’il pose ? Réflexions.
Étiquette : Dramaturgie
Premier chapitre : trois axes pour ne pas perdre le lecteur
Les débuts sont toujours des moments compliqués, peut-être plus encore en littératures de l’imaginaire que dans d'autres genres. Non seulement les lecteurs découvrent des personnages et des situations, mais en plus ils appréhendent des mondes nouveaux et des concepts parfois étranges. C’est déjà un effort. De plus, les auteurs ont souvent l’une de ces deux mauvaises habitudes : soit ils aiment raconter d’entrée de jeu toute la biographie détaillée de leur monde, soit au contraire ils aiment faire des mystères et des cachotteries. Si on ajoute à ça quelques éventuelles maladresses rédactionnelles, il existe de nombreuses façons de perdre le lecteur dès les premières lignes de son livre. Comment NE PAS perdre les lecteurs dès le début de son roman ? Réflexions en trois axes.
Montrer et raconter : un sens qui varie selon le contexte
Le célèbre adage du « show, don’t tell » (montrer plutôt que raconter) est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et j’y ai déjà consacré de nombreux articles sur ce blog. Néanmoins, j’ai réalisé quelque chose récemment en écoutant d’autres auteurs en parler, et – sans vouloir me prendre pour un théoricien de la narration –, je fais une hypothèse toute personnelle qui a le mérite de clarifier certaines choses autour de ce sujet : montrer plutôt que raconter, ça ne veut pas dire tout à fait la même chose selon qu’on parle de dramaturgie ou de narration, càd selon qu’on parle de l’histoire ou du texte. Explications.