Structurer son histoire

C’est la poule aux œufs d’or des manuels d’écriture anglo-saxons : les structures narratives sont présentées comme des guides à suivre pas à pas, censés assurer les auteurs d’écrire des best-sellers à succès. Assemblez les étapes du récit une à une, et vous aurez forcément une bonne histoire ! C’est la promesse. Mais cette promesse sous-entend que toutes les bonnes histoires ont la même structure – un argument récurrent que beaucoup soutiennent comme un effet d’annonce, mais qui est factuellement faux. Alors, qu’est-ce que cela signifie de « structurer son histoire » ? Devrait-on suivre les structures qu’on nous vend ? Et si non, comment s’y prendre ? Réflexions.

L’omniprésence des ouvrages parlant de structures narratives répond à une demande forte de la part de celles et ceux qui veulent apprendre à écrire des récits de fiction – une demande qui peut se résumer en ces termes : « Dites-moi comment je dois faire ! » Dans ce cadre, une méthode « pas à pas » est extrêmement rassurante ; pour peu que la pub suggère que tous les scénaristes à succès d’Hollywood utilisent cette formule, et ça semble solide.

Pourquoi ça ne fonctionne pas comme ça ?

Les raisons sont innombrables, à commencer par celle évoquée dans l’introduction de cet article : malgré ce que certains prétendent et martèlent haut et fort, toutes les histoires du monde ne suivent pas les mêmes structures. Loin de là. C’est juste… faux. Pour chaque récit qui va plus ou moins coller à une structure donnée, il existe autant de contre-exemples : des histoires excellentes qui font différemment, ou des histoires qui suivent la structure recommandée pour un résultat atroce.

Ma croyance personnelle est que ça touche aussi à la différence fondamentale qu’il y a entre la manufacture industrielle et les arts : avec cette promesse de structure universelle, on cherche une façon de reproduire mécaniquement à l’identique quelque chose qui – par nature – est censé être personnel, unique et organique. Une histoire n’est pas un assemblage de Lego, et si certains récits se ressemblent, il n’en existe pas deux pareils. Oubliez la méthode « pas à pas » pour écrire un livre (ou pour composer une symphonie, ou pour peindre un tableau). Cela n’existe pas. C’est juste un red flag signalant que quelqu’un veut vous vendre quelque chose.

Enfin, même si je pense que la structure d’un récit EST importante, on surestime sa valeur par rapport au reste : ce n’est qu’UNE composante de la narration, parmi d’autres. La structure ne peut pas garantir une bonne histoire à elle seule . C’est beaucoup trop lui demander.

Alors pourquoi cette histoire de structure narrative est-elle autant surcotée, au point que cela semble être la seule chose importante d’après de nombreux ouvrages d’écriture ? Pour des raisons financières, essentiellement : ça se vend bien. Mais se forcer à suivre une structure en trois actes ou le célèbre Voyage du Héros n’a jamais garanti à qui que ce soit d’écrire une bonne histoire.

Qu’est-ce qu’une structure ?

Pour commencer, les guides qui proposent des structures narratives « toutes faites » font de l’abus de langage : ce qu’ils proposent, ce sont des procédures, des étapes narratives types à enchaîner pour former une histoire.

Une structure est quelque chose d’à la fois plus protéiforme et plus global. C’est l’agencement qui relie tous les sous-éléments constitutifs d’un ensemble, qui les organise d’une certaine façon, et qui donne ainsi une impression d’unité.

Quand vous déballez un colis Ikéa, vous n’avez que des planches, des vis et des écrous. La structure est la logique qui va lier tout cela de façon à donner une commode ou un meuble télé. Mais voilà : il existe une infinité de tailles de planches, de vis ou d’éléments de montage, et une infinité de meubles qu’on peut vouloir monter. On peut effectivement vous donner une procédure pour monter un meuble spécifique. Mais quand un auteur imagine lui-même quelque chose qu’il veut construire, c’est à lui de définir de quels sous-ensembles il va avoir besoin et comment il va les agencer pour obtenir ce qu’il souhaite. Il n’existe pas de « structure unique » garantissant « le meuble à succès ».

Néanmoins, sans structure, une histoire n’est qu’un amas de planches et de vis – pardon, un amas de personnages, de situations et de décors.

À quoi sert de structurer ?

Imaginons que vous emmeniez un proche en voyage et que, sans rien dire, vous le traîniez dans votre voiture et démarriez vers une destination inconnue. Si ce proche a confiance en vous, il va peut-être se laisser faire un moment, mais après un certain temps de route, il va sans doute s’impatienter, s’ennuyer voire même s’inquiéter. Ces sentiments négatifs peuvent être dissipés si vous lui fournissez des éléments structurants, par exemple :

  • Où vous l’emmenez.
  • Combien de temps cela va prendre / quand vous avez prévu d’arriver.
  • Les lieux d’intérêt sur la route.
  • Quand et où vous avez prévu de vous arrêter déjeuner.

Les panneaux indicateurs sur le bord de la route peuvent devenir structurant, tout comme le défilement du kilométrage sur le tableau de bord, contribuant au sentiment de progression. Le tout va bâtir un cadre autour du trajet. Ce cadre ne vous empêchera pas de faire des surprises à votre passager (parce que vous êtes taquin ou que vous avez prévu des activités extraordinaires en cours de route), mais ces éléments de structure vont vous assurer que la personne va vous suivre plus sereinement et plus longtemps. Notez que ces éléments structurels n’ont aucun lien réel avec la qualité de votre trajet. Structurer votre voyage ne garantit pas qu’il sera bon, mais ça vous aide à le planifier, et surtout la structure augmente vos chances que votre passager vous suive et en tire une bonne expérience – pour un peu que vous ayez fait du bon boulot par ailleurs.

Dans un ouvrage de fiction, réfléchir à la structure de l’histoire vise au même but que dans l’exemple ci-dessus. Le but est d’intéresser le lecteur : de lui donner une impression de cohérence, d’unité et d’intérêt ; de lui faire sentir la progression du récit, et lui donner envie d’aller jusqu’au bout. La structure soutient le travail que vous faites par ailleurs sur votre intrigue, vos personnages et votre univers. En gros, l’objectif est de clarifier pour le lecteur : « D’où on vient ? Où on va ? Où on en est ? »

Quand nous étions étudiants, on nous faisait disserter selon le modèle « thèse, antithèse, synthèse ». C’est une structure. Elle permet d’ordonner les idées et est censée faciliter la compréhension du lecteur. Ce n’est pas la structure elle-même qui rend la dissertation « bonne » – mais sans doute que sans la structure, elle serait difficile à lire et à suivre.

Ainsi, les éléments structurants d’un roman (ou d’une série de romans) sont tous les éléments qui vont permettre de donner une forme globale au récit – n’importe quelle forme. Ces éléments peuvent être de différents types : il peut s’agir de formatage (par exemple le découpage des chapitres), il peut s’agir de narration (par exemple le choix et l’ordonnancement des points de vue de narration), et il peut s’agir aussi de dramaturgie (par exemple avec une scène qui clarifie les enjeux et expose le plan des protagonistes pour s’en sortir).

Deux articles du blog – dont je conseille la lecture ou la relecture –, évoquent des éléments en fort lien avec la structure :

Comme dans l’exemple du road trip, « dire à votre lecteur où vous l’emmenez » est un élément structurant. De même, si vous sous-entendez dès les premiers chapitres quelles seront les étapes que les personnages traverseront pour arriver à bon port, c’est structurant. Et si vous décidez de marquer chaque grande partie du récit par une page de garde où est noté le nom de l’étape en question, c’est structurant. Cela ne veut pas dire que vous DEVEZ forcément faire tout ça. Ce sont des possibilités qui peuvent vous permettre de clarifier la structure.

Toutes les promesses explicites ou implicites du récit (je rappelle qu’elles peuvent apparaître dès le titre, la couverture, le résumé de quatrième de couverture, les premiers chapitres…) sont structurantes.

Tous les éléments qui font ressentir un sentiment de progression (chapitrage, découpage en parties ou actes plus vastes encore, mais aussi organisation plus symbolique du récit) sont structurants.

Et ça vaut autant pour le contenu d’un livre unique, que pour l’organisation (la structure) d’une série de romans.

Exemples en vrac

La numérotation inversée des pages de La Horde du Contrevent (Alain Damasio) est un élément de structure. Elle renforce le sentiment de progression du lecteur qui voit peu à peu le chiffre se rapprocher de zéro ; et évidemment, quand on connaît l’histoire, ça a un sens thématique.

Chaque scène où un enjeu majeur est clarifié et où les protagonistes décident d’un plan est structurante, qu’il s’agisse du conseil d’Elrond dans le Seigneur des Anneaux, ou de la scène de Toy Story 2 où les jouets identifient le kidnappeur de Woody et planifient leur opération de sauvetage. À chaque fois, on apprend quelle est la menace, ce qu’il faut réussir pour la contrer, et un plan général pour y parvenir. C’est structurant.

Le découpage en années scolaires de la série Harry Potter (et la reprise des nombreux éléments de la vie d’une école, avec les cours, les compétitions sportives, les vacances, les examens…) est un élément majeur de structure.

Le concept de la Tour de garde (Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian, éditions Aux Forges de Vulcain) possède plusieurs éléments de structure visibles dès les couvertures, comme le découpage en deux trilogies (Capitale du Sud, Capitale du Nord), et les illustrations de couverture qui forment une fresque se rejoignant en une tour en leur centre. Même si vous n’avez jamais entendu parler de ces ouvrages, ce que je viens de vous en dire a déjà bâti un début de structure dans votre tête.

Les couvertures de ma propre série des Mémoires du Grand Automne offrent une double structure : le visuel basé sur les quatre saisons est structurant dans son ensemble (ça donne une impression de cycle), et chaque tome reprend des éléments saisonniers. Plus subtile, une autre structure se cache dans les titres, qui sont basés sur les étapes du deuil : dans le récit, le protagoniste de chaque tome est confronté à l’étape de deuil indiquée. Ainsi, même si les lecteurs ne distinguent pas cet élément de prime abord, c’est le fil conducteur fort du récit et la structure principale sur laquelle la série repose : c’est une histoire de deuil géante.

Et ainsi…

Vous pouvez concevoir un « drame en trois actes » si vous le voulez ! Mais vous pouvez tout aussi bien structurer votre histoire en sept actes, par exemple en centrant la thématique de chacun sur l’un des péchés capitaux. C’est une structure.

Vous pouvez créer un diptyque intitulé « histoire d’un aller et retour », avec le premier tome qui raconte l’aller d’un trajet et le second le retour. C’est une structure. Et vous pouvez intégrer une carte dès le début du livre qui va déjà marquer les étapes du voyage. C’est structurant aussi.

Vous pouvez écrire un livre qui s’appelle « Le destin des quatre filles de l’est » et faire tourner en boucle les quatre points de vue de ces quatre personnages féminins. C’est un effet structurant.

Vous pouvez écrire un livre sur un chanteur célèbre, et nommer les chapitres à l’aide des titres de chansons de son album le plus connu, en vous inspirant du thème de chaque chanson pour colorer les événements qui s’y déroulent. C’est structurant.

Vous pouvez faire ce que vous voulez, l’idée étant de se rappeler que le lecteur a plus de chances de vous suivre jusqu’au bout s’il « ressent » que l’histoire est structurée, càd s’il ressent qu’elle est organisée d’une façon ou d’une autre, et qu’elle l’emmène bel et bien « quelque part ». En cela, les fondamentaux des éléments de structure sont que :

  • Ils font des promesses (« viens, on va par-là ! »)
  • Ils font ressentir la progression de l’histoire (« voilà, on en est là, maintenant on passe à la partie suivante, regarde, on se rapproche du dénouement »)

Et donc, ces histoires d’éléments perturbateurs, de climax, c’est des conneries ?

Si ce que je raconte est vrai, alors quid de toutes ces méthodes structurelles qui vous encouragent à construire le récit dans un certain ordre en plaçant tel ou tel élément du récit à tel moment ? Eh bien, ces conseils peuvent généralement se ranger dans l’une des deux catégories suivantes :

  • les conseils intéressants, mais qui ne relèvent pas de la structure,
  • du bullshit pur et simple.

Par principe, il est rigoureusement impossible de savoir ce qu’un auteur peut vouloir faire avec son histoire, et il n’existe donc aucun enchaînement type d’étapes qui vous assure que « ça va marcher » et que ce sera une bonne histoire (je me répète, mais ce n’est pas le job de la structure que de rendre l’histoire « bonne »). Ainsi, tous les conseils du genre « au début, le personnage part de chez lui », ou « au milieu du récit, un twist change la donne », ou « aux deux tiers, le personnage doit tout perdre », ce sont globalement des bêtises. Pour reprendre notre exemple du road trip, c’est à peu près la même chose que de dire « commencez par prendre de l’essence à telle station-service, arrêtez-vous déjeuner à tel endroit, et au deux tiers, simulez une panne moteur ». Cela ne signifie pas que de telles étapes échoueront forcément dans votre récit. Ça fonctionnera si c’est adapté à votre histoire. Et sinon… ben non.

De plus, beaucoup de ces éléments sont proposés (voire imposés) comme des éléments structurels, alors que ce sont le plus souvent des éléments de dramaturgie qui n’ont qu’un lien ténu avec la structure (une fois n’est pas coutume, on mélange tout et n’importe quoi). Par exemple, l’étape narrative bien connue du personnage qui « franchit le seuil de l’aventure » :

  • N’a pas sa place dans toutes les histoires du monde (ce n’est nullement un passage obligé pour 100% des histoires).
  • Peut se placer à différents moments (souvent cela se passe tôt dans le livre, mais parfois ce genre de scène intervient bien plus tard, voire même au tome 2 d’une série, ça n’a pas grand-chose à voir avec la structure).
  • Est plus un élément lié à la caractérisation du personnage et une astuce de dramaturgie pour apporter de la Nouveauté, plutôt qu’un élément de structure.

Un personnage qui s’engage en territoire 100% inconnu, c’est un trope – un trope qui fonctionne très bien, utilisé dans de très nombreuses histoires, et que vous pouvez sans problème utiliser pour les vôtres –, mais ce n’est pas « une étape structurelle ».

Pour prendre un autre exemple, le fait de concevoir un climax intense et satisfaisant EST structurant… mais moins par son emplacement dans le récit que par sa façon dont il apporte des paiements aux préparations mises en place en amont, et ça c’est surtout de la dramaturgie (voir aussi l’article Le karma des personnages ou Bâtir un climax satisfaisant). De fait, vous pouvez avoir plusieurs climax dans un récit (certains ouvrages vous imposent même d’en créer un en milieu d’histoire, alors !).

Comme je l’expliquais dans cet article-ci, appliquer Le Voyage du Héros à votre histoire peut tout à fait avoir du sens… si vous désirez donner une coloration « épopée antique » à votre récit. Ce n’est pas tant à cause de la structure en elle-même, c’est parce que beaucoup de mythes sont bâtis ainsi, et que si vous reproduisez le schéma, vous obtenez une saveur qui y ressemble. Pour plein d’histoires d’aventure, ça peut fonctionner. Pour plein d’autres, ça ne fonctionne pas du tout. Et surtout, ce n’est pas la structure qui fait que l’histoire est bonne, car cette structure ne s’intéresse absolument pas aux éléments constitutifs de l’histoire, comme les personnages.

Car au bout du compte, ce n’est pas tant la structure que vous avez choisie qui est importante, c’est le fait même – pour votre histoire – d’être structurée.

***

Quand on écrit, le nez dans le guidon, nous créons lettre à lettre, mot à mot, phrase à phrase. Pourtant, c’est intéressant de relever parfois le nez, voire de prendre quelques pas de recul, afin d’observer la forme globale et de se demander : « Alors, quelle forme ça a, cette histoire ? » ou bien « quelle forme pourrais-je donner à tout ça ? »

La structure n’est pas ce qui va rendre l’histoire meilleure, mais elle va augmenter (de beaucoup) les chances que les lecteurs s’y intéressent, s’y engagent, la parcourent jusqu’au bout… et peut-être même qu’ils la comprennent mieux. La structure, ce sont tous les éléments que vous réussissez à apporter qui vont donner l’impression au lecteur que l’histoire est solide, suit un déroulement réfléchi, qu’elle sait où elle va… et qui lui font ressentir au fur et à mesure ce fameux sentiment de progression vers une fin satisfaisante.

Hélas, désolé : il n’existe aucun modèle préétabli qui fonctionne assurément pour n’importe quelle histoire. Vous pouvez organiser le récit comme vous en avez envie, tant que vous parvenez à faire ressentir au lecteur que c’est structuré et qu’il y a du sens à tout ça. Quant à l’intérêt du récit, il repose sur bien d’autres choses que la structure : sur votre capacité à créer de l’attachement, de la nouveauté, de la tension et de la satisfaction (ANTS). Sur votre style et votre maîtrise de la narration. Toutes ces choses pour lesquelles l’agencement des étapes de votre récit ne pourra pas grand-chose.

M’enfin, ce n’est que mon avis…


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(4 commentaires)

  1. Bonjour,

    Je trouve que ça manque un peu de commentaire, ce qui je suppose est un peu frustrant alors que les articles sont toujours intéressants et que le les lis avec plaisir. Merci pour ce dernier article donc !

    Pour ne pas me contenter de ça, je serais curieux de voir à quoi ressemble la (ou les) structure « consensuelle » ou toute faite dont vous parlez ? Avez-vous un lien à proposer ? (Et promis, je ne l’appliquerai pas si j’écris un roman !)

    Merci

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour ! Et merci, c’est effectivement sympa de laisser des commentaires !

      Dans l’article, je cite la structure en trois actes qui vient du théâtre, ou le Voyage du Héros de Vogler, mais comme une simple recherche Google suffit pour ces deux-là, voici quelque chose de moins inutile : un schéma très conventionnel d’une structure scénaristique dites « standard ». Elle colle à peu près au Voyage du héros (d’où les mentions de « Vogler » dessus), mais c’est aussi un schéma qu’on retrouve à peu près à l’identique chez John Truby ou d’autres références de dramaturgie. Pour beaucoup, c’est LE schéma de référence :

      À noter que ce n’est pas un « mauvais schéma » ! Je m’en sers encore, c’est un « profil type » qu’on retrouve dans la plupart des films d’animation ou du cinéma Hollywoodien. Donc, ce n’est pas forcément à bannir (mais ce n’est pas forcément à appliquer à tout prix non plus). De plus, c’est finalement un peu bateau, si on résume :
      – il y a un début (dans le temps, on plaçait l’élément perturbateur en fin de cette phase, mais de nos jours on considère qu’il est plus efficace de créer de la tension dès le début)
      – il y a un milieu (développement = plusieurs péripéties)
      – et puis il y a une succession « épreuve > échec > rebond > vraie épreuve finale ».

      Le livre Anatomie du scénario, de John Truby, a le bon goût de coupler ça à un travail sur les personnages majeurs, en particulier le protagoniste, puisque les épreuves sont basées sur ses principales faiblesses.

      Si vous avez l’impression d’écrire une histoire « standard » qui ne semble pas avoir besoin d’une structure particulière, ou pour laquelle vous ne trouvez pas d’accroche structurelle parlante qui émerge naturellement de vos idées, c’est un schéma basique qui semblera familier à votre lecteur, tout simplement parce que c’est une structure ultra-répandue. Et être en terrain connu, pour le lecteur, c’est rassurant. Ceci étant dit, une structure, ce n’est qu’une structure : ça crée de la cohésion, mais ça ne vous assurera pas que l’histoire soit bonne.

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